Révision du Plan directeur du réseau cyclable de Québec

La nouvelle version du PDRC, la Vision des déplacements à vélo, a été dévoilée en mai 2016.

L'aménagement de la piste cyclable du boul. Pierre-Bertrand est le plus grand accomplissement du PDRC.

L’aménagement de la piste cyclable du boul. Pierre-Bertrand est le plus grand accomplissement du PDRC.

En 2008, la Ville de Québec dévoilait la première version du Plan directeur du réseau cyclable (PDRC) visant le développement d’un réseau cyclable intégré répondant aux attentes de la population pour tous ses déplacements urbains, qu’ils soient utilitaires ou récréatifs.

Son plan d’action identifiait une série de mesures et de propositions, dont l’ajout de 337 km de voies cyclables sur un horizon dix ans. À ce jour, environ 50 km ont été ajoutés au réseau selon l’organisme Accès Transports Viables, malgré l’achèvement de chantiers importants comme l’aménagement de la piste cyclable du boul. Pierre-Bertrand.

Pour parachever la mise en œuvre du PDRC, le Programme triennal d’immobilisations 2014-2016 prévoit un investissement de 10 millions $ sur trois ans à raison de 1 million en 2014, 3,5 millions en 2015 et 5,5 millions en 2016. À cette fin, une révision du PDRC doit avoir lieu cet automne.

À l’approche de cette importante mise à jour, velurbanisme.com fait appel à vous pour identifier les lacunes du réseau cyclable de Québec. Pour prendre part à la consultation, utilisez la boîte de commentaires ci-dessous ou envoyez un tweet @velurbanisme.

12 réflexions sur “Révision du Plan directeur du réseau cyclable de Québec

  1. J’ai entendu dire qu’à Paris ils s’étaient dotés de différentes stratégies pour promouvoir le vélo. J’ai entendu cela à la radio. Aux feux de circulation, avant que la lumière passe au vert, il y a un feu de vélo qui donne environ 10 secondes pour effectuer un virage à gauche protégé (sans être obligé de se mettre au milieu de la chaussée), et aussi simplement continuer tout droit sans que l’automobiliste qui veut faire un virage à droite nous coupe. En fait, un peu comme nous avons le feu pour les autobus à certaines intersections. Ca donne le temps au cycliste d’effectuer une manoeuvre sécuritaire sans qu’il y ait de confusion.
    Ca ne coûte pas cher à faire et permettrait à tous d’acquérir plus de sécurité. ..pour seulement 10 secondes de plus aux automobilistes!

  2. Bonjour,

    Je vais d’abord citer un article qui explique bien plusieurs endroits dangereux : Boul. Hamel, Boul. Henri-Bourassa, Chemin de la Canardière, secteur Charest-Langelier, Chemin Sainte-Foy et secteur René-Lévesque / Université Laval / Laurier.

    Le lien de cet article de Vélo Urbain, page 30-31 : http://www.velo.qc.ca/magazines/numero/VU_2014_2.pdf

    Sinon, je trouve que le passage sur les ponts est problématique. Soit on perd notre temps à monter sur le trottoir avec les piétons, les poussettes, les gens en patin à roulette ou soit on reste sur la rue avec une chaussée et un accotement amincis.

    De plus, je pense que plusieurs pistes pourraient rester ouvertes l’hiver sans coût supplémentaire par la ville. Des pistes cyclables en bordure de rue comme celle de 8e avenue en sont un bon exemple.

    J’apprécie tout de même le fait que quelques pistes cyclables sont déneigées comme celle sur Boulevard Lebourgneuf et celle du vélo-boulevard Université Laval-Vieux-Québec, si je me trompe pas.

    • Tout à fait ! Il y a une belle démarche de la Ville pour ouvrir les pistes cyclables plus vite au printemps (voir ce billet) mais il va falloir un peu plus de pression de la part des citoyens pour démontrer « l’acceptabilité sociale » de leur déneigement à l’année.

  3. Pour faciliter la montée de certains escaliers, ex: La Pente Douce – Parc des Braves, installer en bordure de celles-ci un rail quelconque dans lequel le cycliste engage les roues de son vélo alors qu’il escalade les marches. On en retrouve dans plusieurs villes ( Vancouver…). Se tenant alors à côté de son vélo, la montée se fait plus facilement qu’avec un vélo dans les bras. Merci.

    • En effet ! Ça fait longtemps qu’il y a un consensus sur cette proposition et on attend toujours sa mise en oeuvre — ou à tout le moins la réalisation d’un projet pilote — à Québec.

  4. La section autoroute de Charest sectionne la ville en deux. J’ai dejà habité le secteur Duberger lorsque j’étais étudiant à UL. Ste-Foy et Duberger sont relativement près l’un de l’autre.

    Utiliser le vélo afin d’aller à l’école était disons hasardeux. L’option la plus près était de prendre le boul. Hamel et par la suite l’avenue Saint-Sacrement et disons que les automobilistes sur ces artères ne sont pas très courtois avec les cyclistes (heuresement qu’il n’y a pas beaucoup de piétons sur Saint sacrament, surtout sous le viaduc pour le passage du train). L’autre option pour traverser l’autoroute (à l’ouest) était Jean Gauvin!! Après un accident, j’ai compris que c’était peine perdue.

    • Je n’avais pas envisagé la question sous cet angle. C’est déjà compliqué lorsqu’on arrive par l’est de St-Sacrement, ça semble l’être encore plus quand on arrive par l’ouest. Merci pour le signalement. Si vous avez l’occasion de soulever la question au Conseil de quartier Duberger-Les Saules, je vous encourage à le faire!

  5. La piste cyclable sur la 8e Av, à l’intersection de la 11e rue. Les autos ne regardent pas à leur gauche et ont se fait couper 1 fois sur 2. Très dangeureux! Il devrait y avoir une signalisation sur la 11e rue pour avertir que c’est un passage cycliste à deux sens, ou mettre un arrêt pour les cyclistes (je n’aime pas cette dernière solution, mais si cela sauve des vie/blessures je l’accepterais)..

  6. Ma réflexion est liée à mes préoccupations de tous les jours, soit pouvoir aller travailler à vélo et avoir la possibilité que notre enfant puisse aller à l’école primaire à vélo en sécurité. Nous sommes dans Ste-Foy. Y a t’il des analyses des améliorations qui pourraient être faites immédiatement autour des écoles (ou dans le bassin de maison où des élèves habitent) afin de favoriser les déplacements sécuritaires à vélo? Si les enfants apprennent dès leur jeune âge à utiliser le vélo comme moyen de transport, il y a plus de chance qu’ils conservent cette bonne habitude tout au long de leur vie. En ce moment, les rues avec des dessins de vélo sur la chaussée ne font absolument rien pour améliorer la sécurité des jeunes.

  7. Bonjour
    Je viens d’emménager dans Limoilou. J’étais auparavant dans Petite-Patrie un cycliste ET un automobiliste. Depuis 2 ans, cet arrondissement de Montréal marque certaines rues (assez larges pour le permettre) avec des voies pour les cyclistes. J’ai remarqué que dans Limoilou, beaucoup de rues sont bien assez larges pour avoir un marquage au sol permettant le stationnement, la circulation automobile et la circulation cycliste.

    J’utilise les pistes cyclables seulement pour la villégiature. Dans mon quotidien, à vélo, j’utilise les rues pour me rendre à ma destination car c’est beaucoup plus efficace. L’ajout d’un simple marquage dans les rues assez larges rend l’expérience beaucoup plus agréable et ce, autant pour l’automobiliste qui garde sa voie sans avoir peur d’accrocher le cycliste que pour le cycliste qui n’a pas l’impression de gêner le trafic. En plus, ce marquage offre une aide visuelle supplémentaire aux automobilistes qui se stationnent pour faire attention à cette voie et prendre le temps de regarder dans le rétroviseur avant d’ouvrir la portière.

    Je suis persuadé que le marquage de toutes les rues dont la largeur le permet permettrais un partage sécuritaire de la chaussé et enverrais aussi le message qu’en l’absence de marquage (donc en présence d’une rue plus étroite), la prudence est de mise autant pour le cycliste que pour l’automobiliste.

    • Merci pour cette suggestion. Que pensez-vous du marquage au sol sur la 13e et la 14e Rue ? Est-ce un exemple à suivre, ou faut-il clairement délimiter l’espace des cyclistes et des automobilistes à l’aide de bandes cyclables ?

      • Utilisant ces deux voies à presque tous les jours, je crois qu’il est beaucoup plus sécuritaire d’avoir en place des corridors bien délimités, et non seulement un icône de vélo peinturé au sol à tous les 5m. Un corridor de sécurité est facilement visible en tout temps et comme le mentionne Éric, tout le monde fait plus attention (automobilistes en circulation, en stationnant, vélos, piétons)… Bien entendu, si les rues le permettent.

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