Le « vélo, boulot, dodo » gagne du terrain à Québec

À Québec, les déplacements à vélo ont pratiquement doublés entre 1996 et 2011.

À Québec, les déplacements à vélo ont pratiquement doublés entre 1996 et 2011.

Le vélo gagne du terrain dans la Vieille-Capitale, mais fait du surplace en périphérie, selon la dernière enquête Origine-Destination du ministère des Transports.

Cette enquête, réalisée à l’automne 2011 – mais dont les résultats viennent d’être rendus publics – brosse un portrait de la mobilité des résidants de la grande région de Québec, incluant la Ville de Lévis et les couronnes nord et sud.

Dans l’agglomération de Québec, le « vélo, boulot, dodo » a pratiquement doublé sur une période de quinze ans. Les déplacements à vélo sont passés de 8 000 à 16 000 par jour entre 1996 et 2011. Ces chiffres suggèrent que le nombre de cyclistes progresserait de façon linéaire. Bon an mal an, le vélo utilitaire gagnerait 250 adeptes.

Les gains réalisés dans la Vieille-Capitale sont toutefois émoussés par le déclin du cyclisme utilitaire à Lévis, où il y a quelques années, la bicyclette semblait sur son erre d’aller. Après un sommet de 2 900 déplacements en 2006, leur nombre est revenu à son niveau de 1996, avec un total de 1 500 par jour en 2011. Devant ces chiffres, on devrait se demander pourquoi autant de Lévisien(ne)s ont remisé leur monture et chercher une façon d’y remédier.

À l’échelle de la région, la part modale du vélo n’a toujours pas franchi 1 %, ce qui s’explique par le nombre marginal de cyclistes utilitaires à l’extérieur de l’agglomération de Québec. À l’automne 2011, le vélo représentait 0,9 % des quelques 2 millions de déplacements réalisés chaque jour dans les 41 villes et municipalités du territoire enquêté.

Évolution_Marche

L’augmentation du nombre de cyclistes ne compense pas la diminution des déplacements piétonniers.

En revanche, si on ne tient compte que des transports actifs, la part relative du vélo est en progression. Elle est passée de 4 % à 10 % entre 1996 et 2011, ce qui s’explique par l’augmentation du nombre de cyclistes mais aussi, et surtout, par la diminution du nombre de marcheurs. Ce recul s’observe particulièrement chez les jeunes de 5 à 19 ans, ce qui est préoccupant. Comme le notent les auteurs de l’enquête, il se fait en grande partie au profit de l’auto « comme passagers pour les 5 à 14 ans et comme conducteurs pour le groupe des 15 à 19 ans ».

En tout et partout, les déplacements actifs ont fondu de 28 % entre 2006 et 2011. Pour freiner la motorisation des déplacements, ce dont nous finirons tôt ou tard par payer la facture en frais de santé, il apparait primordial d’accélérer la mise en place d’aménagements en faveur des piétons et des cyclistes.

2 réflexions sur “Le « vélo, boulot, dodo » gagne du terrain à Québec

  1. Si vous voulez voir à quel point la ville privilège l’auto il faut faire un tour au carnaval la fin de semaine autour de midi au coin de rue de Grande-Allée/Saint-Louis et Honoré-Mercier. Il y a des policiers à chaque coin de rue qui s’assure que les piétons ne traversent pas sauf dans les 20 secondes permises et la foule qui attend à traversier la rue est énorme et seulement une fraction de piétons reuissit à traverser pendant cette période.

  2. Ce n’est pas seulement en frais de santé que nous en paierons le prix! C’est aussi en qualité de vie, en bonheur et économiquement en général. Les environnements qui favorisent et permettent les déplacements actifs rendent les gens libres de choisir d’aller acheter leur pinte de lait a pied ou en vélo plutot qu’en voiture.

    C’est pourquoi il faut plus de quartiers comme Limoilou, ou la plupart des commissions sont a moins de 10 minutes de marche.

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