Cyclotourisme : les bureaux d’accueil touristique peuvent faire mieux

Bureau accueil touristique Kamouraska

Pourquoi ne pas équiper les bureaux d’accueil touristique de trousses de réparation de vélos ?

Au cours des dernières décennies, la province a investi des millions de dollars dans le développement de la Route verte, et pour cause, le tourisme à vélo est une véritable manne pour les régions. Selon l’État du vélo au Québec en 2015, les cyclistes dépensent 6% de plus que les touristes motorisés !

Au total, les dépenses touristiques des cyclistes sur le territoire québécois s’élèvent à près de 700 millions de dollars et créent l’équivalent de 6800 emplois dans la province.

Malgré cela, les bureaux d’accueil touristique ont toujours de la difficulté à accommoder les cyclistes qui ne sont pas… en voiture. Lors de mon dernier voyage à vélo entre Québec et le très beau village de Kamouraska, j’ai eu le malheur de faire une mauvaise crevaison à la hauteur de St-Jean-Port-Joli.

 

Comme il y a peu de stations-service et encore moins de magasins de vélos sur la route 132, qui est le segment de la Route verte 1 en Chaudière-Appalaches et dans le Bas-du-Fleuve, je me suis rabattu sur le bureau d’accueil touristique. À voir la publicité déployée par Tourisme Chaudière-Appalaches pour attirer les cyclistes, je m’attendais à y trouver au moins une pompe, au mieux une trousse de réparation.

J’ai été surpris de constater qu’on n’avait rien prévu pour dépanner les cyclistes. On s’est contenté de me dire qu’une auberge de l’autre côté du village avait « peut-être  » quelques outils et que le magasin de vélos le plus proche se trouvait à 12 km de là ! Merci beaucoup. Douze kilomètres, c’est 11 minutes en voiture, 38 minutes à vélo et… 2h30 à pied. Heureusement, j’avais une chambre à air de rechange et une mini-pompe qui m’a permis d’obtenir une pression acceptable jusqu’au prochain village.

Vers un réseau de stations de réparation de vélos

La trousse d'outils Bienvenue Cyclistes

Trousse à outils Bienvenue cyclistes! de Vélo Québec.

Pourquoi ne pas équiper les bureaux d’accueil touristique et les haltes routières longeant la Route verte de trousses de réparation de vélos ? On se doterait ainsi d’un réseau de plusieurs dizaines de vélos-stations sur les 3100 km de la Route verte qui ne sont pas en site propre, et ce, pour moins de 200$ par trousse à outils.

À ce titre, Vélo Québec a déjà mis en place une certification Bienvenue cyclistes! destinés aux établissements d’hébergement et aux terrains de camping. Pour obtenir la certification, les établissements doivent :

  • mettre à la disposition des cyclotouristes une pompe et de l’outillage pour les réparations mineures (j’ajouterais une bouteille de dégraissant)
  • offrir des renseignements sur les réseaux cyclables et les services aux cyclistes des environs.

Les bureaux d’accueil touristique remplissent déjà la seconde condition. Pourquoi ne pas remplir la première ? En équipant les bureaux d’accueil touristique de trousses de réparation, on s’assurerait que les cyclistes puissent faire des réparations mineures jusqu’au prochain magasin de vélo qui, en région, peut se trouver à plusieurs heures de marche.

3 réflexions sur “Cyclotourisme : les bureaux d’accueil touristique peuvent faire mieux

  1. Je crois qu’il est bien d’avoir toujours une trousse mécanique de base avec soi. Mais ça peut toujours dépanner si les Bureaux d’information touristiques en sont également équipés. C’est tout à fait pertinent, d’autant plus pour ceux qui sont situés à proximité de la route verte.

  2. Que pensez-vous de ce stationnement à vélo près des centres touristique, des centre-d’achats, des églises, au abord des gares, des écoles, etc.

    Je crois cela trop beau.

  3. Chacun doit prévoir et avoir avec lui ce qu, il faut pour réparer son vélo. Maintenant CAA vient vous aider en cas de bris….Alors arrêtez de toujours compter sur les autres et soyez plus organises

Les commentaires sont fermés.