Copenhague s’exporte à Montréal

Marc-André Gadoury, de la Ville de Montréal, avec le pape du vélo, Mikael Colville-Andersen.

Marc-André Gadoury, de la Ville de Montréal, avec le pape du vélo, Mikael Colville-Andersen.

De retour de Copenhague, Marc-André Gadoury, confirme que Montréal s’inspirera du modèle danois pour aménager ses pistes cyclables.

Le président du comité consultatif sur le vélo de la Ville de Montréal vient en effet de dévoiler le plan de coupe de la piste cyclable du boulevard Rosemont dont la première phase, qui passera au nord du parc Maisonneuve et du Jardin botanique, s’étirera sur 2,5 km de la 16e Avenue à la rue Châtelain. Le projet sera réalisé l’été prochain.

Selon le plan de coupe, les cyclistes rouleront de chaque côté du boulevard, dans le même sens que la circulation, sur une piste cyclable surélevée à mi-hauteur entre le niveau de chaussée et celui du trottoir.

rosemont

Plan de coupe de la première phase du projet de piste cyclable du boulevard Rosemont.

Ce sera la première piste unidirectionnelle en site propre surélevée à Montréal, souligne Marc-André Gadoury, qui a profité de sa rencontre avec le fondateur de Copenhagenize, Mikael Colville-Andersen, pour éprouver le concept.

On voulait s’assurer que c’était le bon modèle pour le boulevard Rosemont. On avait des questionnements par rapport à la hauteur de la piste cyclable et de la bordure de béton. Est-ce qu’on met la bordure au niveau de la piste cyclable ou un peu plus haute, comme on a toujours fait ? Ce qu’on a décidé, c’est de mettre la bordure au même niveau que la piste, ce qui présente plusieurs avantages : ça ajoute de l’espace pour dépasser d’autres vélos et ça protège de l’emportiérage, en plus de faciliter le déneigement.

La métropole est-elle en train de tourner le dos aux pistes cyclables bidirectionnelles ? Le modèle montréalais n’était pas approprié pour le boulevard Rosemont, explique le conseiller de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, qui croit que Montréal doit revoir ses façons de faire pour répondre à la croissance du nombre de cyclistes.

Le modèle montréalais est plus difficile à gérer aux intersections. Quand deux pistes cyclables bidirectionnelles se rencontrent, on devient tout mêlé. On ne sait plus qui va faire quoi comme mouvement. Avec le modèle danois, c’est beaucoup plus facile. Chacun à sa phase protégée et les cyclistes sont toujours à l’extérieur de l’intersection.

Le modèle Copenhague a donc de belles heures devant lui ! La Ville souhaite d’ailleurs appliquer le concept d’un bout à l’autre du boulevard Rosemont et on regarde en avant pour son prolongement sur l’avenue Van Horne.

4 réflexions sur “Copenhague s’exporte à Montréal

  1. C’est bien beau cette stratégie, bravo. L’affaire qui me dérange est la suivante: pourquoi faire des tracés sur des rues et boulevards achalandés de véhicules moteurs? Perso., je fais des détours par les rues résidentielles et parcs pour préserver mes poumons des saletés et gaz d’échappement.

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