Pont de Québec : un frein au tourisme sur deux roues

Congestion sur le pont de Québec. Non, on ne parle par des voitures !

Congestion sur le pont de Québec. Non, on ne parle par des voitures !

Le Forum sur l’avenir du pont de Québec doit être l’occasion de repenser la place du vélo sur ce joyau de la Capitale-Nationale. Dans un mémoire présenté à la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, dont nous avons obtenu copie, le propriétaire de Cyclo Services, Jean-Marc Laprise, rappelle l’importance de ce lien cyclable dans le bouquet touristique de la région.

Nous sommes une entreprise qui offre des services à une clientèle touristique importante et diversifiée depuis 22 ans. Que ce soit lors de la location de bicyclettes ou dans le choix d’une visite guidée à vélo, nos clients optent souvent pour un circuit qui emprunte le pont de Québec à l’aller et le traversier au retour. Ce parcours offre les plus beaux panoramas de la région et les personnes qui le font nous parlent toujours de leur expérience comme un de leurs plus beaux souvenirs, à l’exception du pont !

La passerelle où doivent transiter cyclistes et piétons est beaucoup trop étroite et est soumise à des vents transversaux qui sont souvent violents. Afin de dégager le Ministère de toute responsabilité, une affiche imposant aux cyclistes de marcher à côté de leur vélo est installée à chaque extrémité. Or, par expérience, il est à peu près impossible d’observer un cycliste qui respecte cette contrainte. C’est compréhensible vu la longueur du pont et compte tenu du temps que ça prendrait pour le traverser.

Cette situation remonte aux travaux qui ont mené au réaménagement de la chaussée du pont, travaux qui ont été menés en vue d’améliorer la fluidité pour les automobilistes et qui ont rejeté les cyclistes hors de la chaussée où ils pouvaient circuler auparavant, les réduisant à une seule option : marcher sur un trottoir trop étroit.

 

Si au moins, les concepteurs de ces transformations avaient analysé l’option présentée alors par Vélo Québec laquelle consistait à baisser le niveau du trottoir en question au lieu de le surélever. Cette suggestion tenait compte de la structure du pont qui se rétrécit vers le haut. En ayant choisi plutôt de relever le trottoir, l’espace laissé sur la largeur se trouvait à diminuer. Au contraire, en baissant ce trottoir, on gagnait de la largeur et de la marge de manœuvre. Difficile de croire que cette solution était techniquement impossible.

Maintenant, une vingtaine d’années se sont écoulées. Le nombre de cyclistes a continué d’augmenter. Ce mode de transport est de plus en plus utilisé pour des déplacements utilitaires. Il serait temps de penser à améliorer le passage du pont de Québec pour les cyclistes. De chaque côté du fleuve, les réseaux cyclables se développent et leur importance est de plus en plus prise en compte par les décideurs publics. À une époque où tout le monde cherche à limiter les émissions de gaz à effet de serre, le vélo constitue une solution partielle, mais valable.

Au final, l’élargissement de ce passage profiterait aux cyclistes utilitaires et à tous les autres qui le font pour le loisir en plus de compléter le lien interrives et interréseau. Cela constituerait aussi un atout important sur le plan touristique.

Maintenant, en tant que cyclistes autant que comme propriétaires d’une entreprise touristique de la région, nous aimerions savoir si notre suggestion peut être envisagée. Si oui, quels en seraient les coûts et les délais de réalisation ?

Pour ce centième anniversaire du pont, ce serait un cadeau grandement apprécié de tous les cyclistes de la région et du monde entier, lorsqu’ils visitent notre région.

Avec la collaboration de Jean-Marc Laprise, Cyclo Services.

Une réflexion sur “Pont de Québec : un frein au tourisme sur deux roues

  1. Je me considère un cycliste aguerri, néanmoins traverser le pont est toute une aventure que ce soit lorsque l’on en croise un autre ou par jour de grand vent

    Je partage donc tout à fait cette proposition.

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