Villeray à la fine pointe du déneigement des pistes cyclables

Depuis le début de l’hiver, une déneigeuse à brosse avec applicateur de saumure arpente la piste cyclable de la rue Boyer, dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. C’est le premier hiver que cette technique est utilisée à Montréal et, jusqu’à maintenant, les résultats sont concluants ! Pour le plus grand bonheur des cyclistes montréalais…

L’utilisation d’un balai rotatif avec applicateur de saumure est beaucoup plus adaptée au cyclisme nordique que le déneigement traditionnel, avec chenillette et sel granulaire, soutient Bartek Komorowski, de Vélo Québec.

Contrairement aux roues des voitures qui génèrent beaucoup de chaleur et de friction, ce qui pulvérise les granules et accélère la fonte, les vélos sont trop légers pour activer le sel d’épandage. Pour obtenir une surface lisse et éviter la formation de plaque de glace, il faut donc procéder autrement.

C’est un mode de gestion plus proactif. On applique de la saumure mélangée à d’autres produits, comme du jus de betterave, pour faire en sorte que la neige ne colle pas à la surface, alors le balai rotatif est capable de tout enlever. C’est un cercle vertueux, le balai passe, enlève tout, et on n’a pas besoin d’ajouter de sel ou de pierre concassée », soutient-il.

Bien que cette méthode soit nouvelle de ce côté de l’Atlantique, plusieurs arrondissements possèderaient déjà l’équipement nécessaire. Villeray utilisait déjà un balai rotatif et une citerne pour nettoyer les pistes cyclables au printemps, constate Bartek Komorowski. On n’a fait que ressortir un équipement qui, autrement, aurait passé l’hiver dans le garage municipal.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul arrondissement à avoir modernisé ses pratiques de déneigement. L’arrondissement de Ville-Marie a acquis une toute nouvelle déneigeuse à brosse. Cependant, le centre-ville continue d’appliquer du sel granulaire plutôt que de la saumure, ce qui est moins efficace et beaucoup plus rough sur la délicate mécanique des vélos.

Cette approche est-elle adaptée au climat de la Vieille-Capitale ? Absolument, soutient l’expert, qui souligne que la quantité de neige n’a rien à voir dans l’équation. Lorsque la neige est abondante, on peut toujours passer une pelle avant le balai rotatif.

Il y a même des machines qui font les deux ! C’est plus dispendieux, mais ça permet d’économiser dans les opérations.

D’ailleurs, au moment de tourner cette vidéo, le mercure indiquait -12°C à Montréal, une température comparable à celle de Québec.

3 réflexions sur “Villeray à la fine pointe du déneigement des pistes cyclables

  1. Fréquentant souvent ce coin de la ville, je peux en effet corroborer que la piste cyclable Boyer est inpeccable presque tout le temps. Malheureusement, toutefois, le travail en silo des arrondissements fait en sorte que la qualité se détériore rapidement au Sud, dans Rosemont-Petite-Patrie et le Plateau. Ça remet encore une fois à l’ordre du jour le problème des responsabilités mal réparties. Le transport doit se penser à l’échelle d’une ville, ou de la métropole dans ce cas-là, surtout pour les routes de transit comme les pistes cyclables.

  2. Je me demande jusqu’à quel point l’application de la saumure est essentielle? Pour ma part, le simple déneigement me semble suffisant, en permettant de rendre la surface moins « raboteuse ». Mais je peux comprendre que les gens qui ne mettent pas de pneus à clous sur leur vélo puissent apprécier la saumure!

    • Oui, dans notre climat, elle absolument nécessaire. La saumure empêcher l’adhésion de la neige à l’asphalte et la formation de glace. Ceci augmente l’efficacité du balai.

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