Maizerets veut déneiger le passage de la gare de triage

250 à 300 personnes empruntent le passage de la gare de triage tous les jours en hiver.

Le chemin de croix des résidents de Maizerets tirerait à sa fin. À la demande du conseil de quartier de Maizerets, la Ville de Québec pourrait déneiger le passage de la gare de triage, du boulevard Montmorency à l’usine de Papiers White Birch, et ce, dès l’hiver prochain.

Ce passage de 750 mètres, qui passe sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, est le seul lien pédestre entre le secteur résidentiel de Maizerets et le centre-ville. Son déneigement bénéficierait donc à des milliers de personnes.

Selon un comptage réalisé par velurbanisme.com en janvier dernier, entre 250 et 300 personnes y passeraient tous les jours, au plus froid de l’hiver. C’est beaucoup moins qu’en été, où on dénombre jusqu’à 3000 cyclistes quotidiennement, mais c’est tout de même plus que certaines rues de banlieue, qu’on déneige pour une dizaine de voitures.

Le non-déneigement du passage de la gare de triage est un bon exemple de la façon dont on rend les piétons et les cyclistes misérables en ne leur offrant pas le même niveau de service que les automobilistes. À défaut, les marcheurs de Maizerets doivent se frayer un chemin après chaque tempête, parfois à travers une épaisse couche de neige, ou faire un détour de 2 km par le chemin de la Canardière puis le boulevard des Capucins. Le mois dernier, j’étais d’ailleurs de passage à MAtv pour dénoncer la situation.

 

Un pas en faveur des piétons

Cela dit, on a de bonnes raisons de croire que le comité déneigement de la Ville de Québec, qui doit analyser la « faisabilité technique » et les « impacts budgétaires » de l’entretien hivernal de ce passage, fasse un pas en faveur des piétons.

Après tout, il serait étonnant qu’on soit incapable de déblayer une piste de 3 mètres de large alors que le déneigement de six voies d’autoroute, juste au-dessus, ne semble pas poser de problème.

D’autant plus qu’une bonne partie du passage est protégée des intempéries par l’autoroute surélevée, ce qui réduit les chutes de neige. Dans la section couverte, l’accumulation se limite à quelques lames de neige poussée par le vent, ce qui devrait faciliter le déneigement et limiter les « impacts budgétaires ».

D’ailleurs, une bonne partie de cette neige s’amoncelle autour des chicanes, qui empêchent le vent de la souffler au loin. Il suffirait de les ouvrir pour limiter l’accumulation.

L’incinérateur à contribution

Dans un autre ordre d’idées, pourquoi ne pas utiliser une partie de la vapeur produite par l’incinérateur, qui se trouve juste à côté, pour créer le premier trottoir chauffant de la capitale ? L’idée est lancée.